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On peut dire par exemple: Sierre est une ville de 15'000 habitants, posée dans l'échancrure des Alpes, sertie de bourgs et de villages disposés en couronne autour d'elle;
... mais aussi: Sierre est une cité du Valais central qui s'est développée au croisement des routes transeuropéennes, entre Paris et Venise, Munich et Turin;

... ou encore: Sierre est une localité qui jouit d'une notoriété très ancienne en raison de son climat continental marqué et d'un ensoleillement exceptionnel.
Eh oui, il y a bien des manières d'aborder une ville ou de la décrire. Ainsi, on n'a pas encore dit que Sierre appartient à la grande communauté rhodanienne, que son coteau à l'adret est couvert de vignobles renommés, tandis que sur ses hauteurs se rassemblent les stations célèbres de Loèche-les-Bains, Crans-Montana, Anniviers.
On n'a pas mentionné la présence plus que centenaire d'une importante usine d'aluminium qui tire parti de l'hydroélectricité, abondante dans cette fracture des Alpes; on n'a rien dit du technopôle, le plus grand du Valais, où se développent notamment des recherches de pointe sur les technologies de l'information.
On n'a pas évoqué la présence dans la ville de hautes écoles spécialisées, actives dans les domaines de l'informatique, de l'économie, du tourisme, du graphisme, des arts visuels.

On n'a pas mentionné la qualité de l'environnement naturel, les collines boisées, les petits lacs semés dans la plaine, la grande forêt protégée de Finges.
Ces indications rappelées, suffiront-elles à appréhender la ville? À l'évidence, non. Il y manque les éléments immatériels qui déterminent un art de vivre: le caractère général des habitants, la fluidité et la chaleur des relations humaines, l'intensité de la vie sociale, une gourmandise toute méridionale de la vie.
Or, c'est probablement son atmosphère sociale qui rend la ville de Sierre si attachante pour ses habitants comme pour ses hôtes.
Il ne suffit pas de visiter la ville. Il faut la vivre.
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